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  • Ombeline Choupin

Vous vous sentez seuls en open space ? Vous n'êtes pas les seuls et c'est désormais prouvé !

Article conçu et rédigé pour Totem, cafétérias pour entreprises sur-mesure

https://stories.thetotem.co/faut-il-se-fermer-a-lopen-space/


Qu’est-ce qui a réellement poussé les entreprises à se mettre aux bureaux « open space » ? Entre les théories du complot qui expliquent que les grands méchants employeurs voulaient réduire leurs charges et espionner leurs esclaves de travailleurs, ou la team bisounours qui nous dit que l’open space est la clef de la cohésion d’équipe et de l’épanouissement en entreprise, on ne sait plus très bien qui croire. Toujours friand de conseils pour améliorer la cohésion d’équipe, TOTEM enquête ! 🔎


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L’open space est en poupe et représentait déjà 34% des espaces de travail en France en 2019 selon le baromètre Actineo. Les avantages seraient nombreux. Ah oui ? 🧐


1.     L’open space, cet ex-El Dorado des employeurs


Les bureaux en open space promettent de nombreux avantages : un gain d’espace donc de budget pour l’employeur, une flexibilité de l’espace-travail permettant de s’adapter à la croissance –ou décroissance 😕- des équipes, une amélioration des relations humaines entre collaborateurs et des liens hiérarchiques visiblement estompés. Toutes ces belles choses donneraient lieu à un meilleur engagement des collaborateurs sur leur lieu de travail, et donc à une meilleure productivité. ☄️


Cette idée a été largement diffusée par de très sérieux groupes de sociologues américains. 🤓 Les chercheurs Stephen Turban et Ethan Bernstein de la Harvard Business School l’évoquent dans une récente étude sur l’impact des open spaces sur les interactions au travail.

En théorie, la proximité physique entre individus encourage la formation de liens sociaux plus forts, et donc l’échange d’informations et, in fine, la stimulation d’une « intelligence collective » qui est à l’origine de la performance. 💪

Ce phénomène a réellement été observé dès le XIXème siècle au sein de groupes de travail très divers, tels que le Congrès américain, des pensions scolaires, des dortoirs universitaires,  des laboratoires, des espaces de co-working et des locaux d’entreprises.

Avouons que l’idée était intéressante, mais… le fait de n’avoir que 50 millimètres d’espace vital entre votre voisin de métro et vous, vous donne-t-il réellement envie de lui taper la discute, je vous le demande ?


2.     Open, open… on en parle ?

La réponse est catégorique : dans cette même étude, nos sociologues observent que le passage à l’open space réduit de 73% le niveau de discussions en face-à-face, mais augmente de 67% le nombre d’e-mails envoyés. Enfin, 41% de personnes en plus sont mises en copie de mails. 😱ENCORE PLUS DE MAILS, cette source non négligeable de stress au travail selon une étude publiée en 2016 par le Future Work Centre de Londres ! Non, non et non !


Les interruptions incessantes causées par les bruits alentour et la sensation de surveillance permanente poussent plutôt les employés à se construire des murs artificiels qui semblent si nécessaires à l’épanouissement et à l’efficacité au travail. Casque à l’oreille ou yeux rivés sur l’écran en permanence : tout prétexte est bon pour éviter que votre boss vous soupçonne de vous balader sur Fortnite ou que Jean-Mi vous fasse profiter de son call client. 😑Les sociologues évoquent un effet de pression qui pousse à donner en permanence l’impression d’être « super busy » (alors qu’en fait vous avez juste envie de piquer un roupillon, ça arrive).

Le temps de travail serait même prolongé, argumente une journaliste réduite à compléter ses tâches les plus complexes en-dehors des heures de présence de ses collègues.


Et puis, nous les Humains, insectes intelligents que nous sommes, avons besoin de délimitations spatiales pour analyser notre environnement de travail, selon des étudesde Hawthorne Studies. 🐝 Les murs de bureaux permettraient de mieux comprendre le rôle, la hiérarchie et l’appartenance de chacun à l’espace de travail, et ainsi d’être plus efficace dans ses interactions.

Cela semble clair et net : l’open space n’améliore pas la convivialité entre travailleurs, et va même jusqu’à diminuer leur productivité.

3.     Pimp my open space

Rassurez-vous : il existe des solutions pour rendre un open space propice aux échanges !

Notre chère étude évoque que si le seul décloisonnement ne permet pas d’encourager les échanges, il est cependant possible de l’organiser de manière à répondre aux besoins de chacun : calme et concentration, intimité et espaces de pause. L’open space doit donc s’agrémenter de « petits plus » cool et sympa qui permettront à chacun de travailler efficacement sans avoir la sensation d’avoir un flingue sur la tempe. 😥🔫


Par exemple ? Des salles de réunion fermées permettront à des groupes bruyants travaillant sur un projet urgent de s’en donner à cœur joie. Une décoration chaleureuse recréant des espaces privés sera la bienvenue (pensez aux plantes vertes, ça peut pousser super haut ces machins ! Et en plus c’est bon pour la planète #earthfirst). 🍀Enfin, des espaces dédiés exclusivement aux pauses permettront aux employés de se retrouver dans un espace vraiment propice à l’échange. Foi de Totem, on échange mieux quand on se régale avec des fruits bio ou une barre chocolatée que quand on essaie pour la dixième fois sans succès de se concentrer sur son spreadsheet. 🍩🍏☕️=🧡


Ne jetez pas tout de suite votre open space à la poubelle : refaites-lui une petite beauté !



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